Certains d'entre vous ne me connaissent peut être pas, je n'ai pas été actif depuis un an pour une raison particulière : j'etais en 6ème annee de médecine, l'année la plus dure des études médicales avec un concours national à la clé, qui déterminera selon le classement notre spécialité et notre ville d'exercice. Pour faire simple, une année que j'ai passée vissé sur ma chaise, le nez dans mes bouquins avec des périodes de grande solitude, de déprime, mais aussi et heureusement des periodes bien plus heureuses, une année ou je me suis posé énormement de questions sur moi-même, mes choix et ma condition. J'en suis sorti tout récemment en Juin, le concours passé, un bon résultat à la clef, puis un stage professionnalisant trés intense avec beaucoup de responsabilites tout d'un coup, qui m'a mis la peur au ventre et ma refait douter de moi-même.
Pendant cette période j'ai éprouvé le besoin de partir loin et de vivre une expérience me permettant de faire le point sur ma vie. Sur une idee qui avait été evoqué avec un de mes amis il y a un an, aprés avoir gravi le Grand Paradis (4100m) en italie, nous avons décidé de gravir le Mont Blanc. Je ne suis pas le premier ni le dernier à le faire me direz-vous. Mais arrêtons mon discours autobiographique pour en venir à ce que j'aimerai vous raconter.
Toutes ces expériences pendant cette année m'ont amené à me poser des questions sur moi-même et sur ce que c'est d'être un être humain, puis sur ce que c'est d'être un homme (c'est à dire un male). C'est bien sur de la masturbation cérébrale, mais être un homme c'est vouloir être tous les jours meilleur. J'aimerai alors écrire un article sur ma pensée par rapport à cette question qui me tourmente depuis près d'un an : « Qu'est ce que c'est que d'etre un homme?» Non ce n'est pas être James Bond (que je trouve trés enfantin au final), ce n'est pas être Sylvester Stallone, ce n'est pas être Hugh Grant. Chacun à sa definition, mais il y a tout de même des constantes a respecter.
Pourquoi vouloir ecrire sur ce sujet?
Vous l'avez entendu maintes fois, nous êtres masculins, sommes depuis la naissance conditionnés par les romans à l'eau de rose, par le romantisme hollywoodien inspiré de Walt Disney. Les années 70 ont engendré une révolution des sexes, la femme se masculinisant, travaillant, votant, l'homme quant à lui feminisé (j'entends par la l'influence hippie) , égal de la femme, découvrant enfin sa part feminine. J e ne dis pas que l'égalité des sexes est un mal, je dis que nous l'interpretons mal. De nos jours, la notion d'homme est devenue floue.
Nous avons comme seul modèle, les stars hollywoodiennes à gros biceps ou celles qui font tomber les femmes. J'ai l'impression que les hommes ne savent plus qui ils sont, n'ont plus de repères, n'assument plus leur rôle, ne savent tout simplement plus être des hommes. D'ou la fameuse crise de la quarantaine, la crise d'ado, le taux de divorces qui augmente, les voyous, les fils a papa/maman, les hommes déprimés.
J'ai envie de redéfinir avec vous notre rôle d'homme, afin que nous puissions avoir une base solide avant de pouvoir aspirer a seduire. Il est bien beau de seduire à tout va, à numcloser, à avoir des HB8,9 ou 10 qui vous tombent dans les bras, a fuckcloser etc....C'est mon avis que toutes ses choses ne sont que des moyens de se rassurer, de se prouver a soi-même et aux autres que nous sommes, ce que nous croyons être, un homme.
En quoi faire un kissclose en pleine rue a 2h du mat vous fais etre un homme? Etre un homme, c'est a l'intérieur de vous, pas à l'exterieur, c'est quelque chose qui s'apprend sur le tas. Prenez exemple sur les tribus d'indigène, par exemple en Australie, le fameux Walkabout : les jeunes devaient partir seuls dans la nature pendant plusieurs jours, voire des semaines et ne pas revenir tant qu'ils n'aient pas eu de vision. S'ils revenaient victorieux et en vie, ils n'etaient plus des enfants, mais des hommes.
Des exemples comme ça, nous en avons dans toutes les tribus actuelles ou anciennes. De nos jours les rites de passage ont disparu. Les jeunes ne savent plus quoi faire pour se dire enfin : « je suis un homme»: se faire dépuceler en soirée, boire une bouteille de vodka cul sec, tabasser les autres, être un delinquant...? Les jeunes se cherchent, ne savent plus ou est la limite entre l'enfance et l'âge adulte, ce qui en fait des adultes dépressifs, enfantins, ne sachant pas faire face aux problemes. Voila, avec cette longue introduction (et merci a ceux qui ont eu le courage de lire jusqu'à la) j'aimerai débattre avec vous de ce que c'est d'être un homme de nos jours, et comment y parvenir. Je ferai l'article en plusieurs chapitres, et je vous demande de ne pas hésiter à réagir, voire à me critiquer, ca fera du bien a mon ego.
A toute de suite!
Edvard
Liste des commentaires
des pistes intéressantes
Poster par damien le 28 août 2010
être un homme ne doit pas être conditionné par une image toute faite et non réfléchie de ce que l'on nous vend. personnellement, être un homme c'est faire face à la vie en général ; dans la tranche d'âge 20 - 35 ans, on trouve deux principaux domaines de jeu : le professionnel et l'affectif. être un homme c'est trouver ses propres armes pour performer au mieux, se battre et se débattre, tomber et se relever, comprendre les winners passent leur temps à trouver des solutions quand les loosers passent le leur à trouver des excuses, comprendre qu'il n'y a pas de fin à tout ce que l'on entreprend : séduction, cuisine, peinture, musique, etc : il EST toujours possible de s'améliorer. exemple en séduction : en SPU, même l'approche la plus parfaite, avec tous les IOI, le num close, k-close, tout ça peut encore et à jamais être améliorer ; c'est comme une recette de cuisine : c'est pas parce que les invités aiment qu'il faut en rester là. il faut la faire , la refaire y ajouter des ingrédients par-ci par là, et petit à petit on devient un grand chef, novateur, reconnu, respecté, jamais égalé. idem en musique. Les efforts s’apprécient moins pour ce qu’ils nous procurent que pour ce qu’ils nous apprennent.
Etre un homme, c’est leader. Etre le leader de sa vie, c’est la step 1. les autres suivront. aujourd’hui, un paquet de mec se lancent dans la séduction les yeux à moitié fermés, ayant vaguement en tête qu’en tant qu’homme ils se doivent de répondre aux femmes, du coup ils suivent des modèles (opener tout faits, body language comme – ci, comme-ça, etc). mais ce n’est pas eux-même. Le développement personnel c’est quelque chose qui part de l’intérieur, pas un truc à imposer de l’extérieur. Comme Mystery le stipule « it’s about getting a life ». La séduction n’est qu’une partie.
Etre un homme, c’est être aux commandes de sa vie : le nice guy se plie aux désirs de la dame. Il n’est pas aux commandes, donc il n’est pas un homme. Etre aux commandes, c’est choisir la direction : au sein même d’une relation, la femme montrera de moins en moins de respect à l’homme qui se plie, qui s’écrase, qui ne choisit où on part en vacances, etc.
Etre un homme c’est se prendre en main, trouver ses repères ? quel métier on veut ? quelle genre de relation ? quelle(s) femme(s) ? quelle vie ? répondre à ces questions et poursuivre indéfiniment ces objectifs, jusqu’à la mort, voilà le sens de la vie de tout homme qui se respecte.
Poster par Frenchy le 28 août 2010
tout homme qui se respecte devrait déjà accepter qu'il puisse exister des hommes différents de soi (i.e. s'assumer en respectant la différence) car un "nice guy" n'est pas forcément une lopette et un "bad boy" ne le fait pas forcment exprès (je sais, vous en rêvez tous mais pourtant, les vrais bad boys existent).
En tant que femme, un homme qui fait rêver est celui qui s'assume tout en réussissant à s'ouvrir sur le monde extérieur et à accepter les différences - car ne pas rechercher la domination à tout prix (par quelque moyens que ce soit d'impressionner) est le meilleur moyen de nous accrocher.
Rechercher la performance, rechercher l'esbrouffe, se construire un personnage stéréotypé (car croyez vous que vous arriverez à autre chose, à tous lire les meme bouquins et à tous dérouler les memes "openers" and so on?), cela ne fait que rêver les filles qui, comme vous il y a quelques temps, ne rêvent que d'être ce qu'elles ne sont pas, des femmes désirées à défaut d'être désirables.
Etre un homme, c'est se respecter et respecter son prochain - la poursuite égocentrique de soi et la masturbation intellectuelle ne font que rajouter au ridicule de ce que beaucoup trop d'hommes cherchent à être - être anticonformiste, c'est être dramatiquemet dans les clous, fuir son personnage de looser ne fera jamais que vous rendre plus ridicule car ce n'est que dans votre tete que vous êtes un looser. La recherche d'un soi meilleur est completement vaine tant qu'à mon avis vous ne commencez pas par accepter et aimer ce que vous êtes.
Ceci dit, enfin un article qui ouvre un peu les perspectives...
Poster par unemeuf le 28 août 2010
le nice guy n'est pas forcément une lopette, il n'en demeure pas moins qu'il finit toujours dernier, n'est que le numéro complémentaire, le confident frustré de ces dames, etc..
"s'ouvrir sur le monde extérieur" est une qualité quand "s'assumer" est un prérequis. être un homme c'est déjà quitter sa veste de nice guy. cf Kezia Noble : the nice guy, the good guy and the badboy (you tube)Et ça c'est pas un mec qui le stipule c'est même une meuf (un coach féminin pour homme)
Poster par Frenchy le 29 août 2010
Bonjour à tous !
Tant d'affirmations assénées ci-dessus me rappelle que moi aussi j'ai eu 15 ans et qu'à cette époque de ma vie je "savais tout sur tout".
Aujourd'hui, j'ai 63 ans et je sais maintenant qu'on "ne sait jamais".
Ré-écouter éventuellement la chanson de J.L. Dabadie : "Maintenant je sais", interprétée par Jean Gabin.
Pour les sceptiques, on en reparle dans une cinquantaine d'année...
Poster par drareg77 le 30 août 2010
et du haut des 63 ans, tu peux nous dire quoi sur les femmes ? t'en a tringlé combien ? de combien est tu tombé amoureux ? et tu nous dis quoi sur "être un homme" ? sur la vie ? est-ce que fonder une famille c'est un projet louable ?
Poster par fren chy le 30 août 2010
Tentons de vivre le plus harmonieusement possible et de rester vivant, c'est déjà à mes yeux un combat de chaque instant. N'oublions pas que nous sommes "rappelable" à chaque moment.
Il n'en demeure pas moins la réflexion d'edvard intéressante.