
Hier, j'ai rencontré guillaume. Un jeune de 26 ans, une rencontre à la terrasse du café de Flores à Paris. Pour l'histoire, Je lisais mon quotidien tout en sirottant un Perrier menthe. Pour une raison que j'ignore, nous avons entamé la conversation. Moi le premier. Conversation bateau au début sur la pluie et le beau temps. Guillaume est étudiant à Science po, sympathique, sans grand charisme ni grande confiance en lui mais sympatique et sûrement plein d'avenir. Un garçon en transition. Guillaume adore l'écriture. Il est doué me précise-t-il.
Caractéristique centrale de guillaume : il a plein d'idées et selon lui une super idée de construction d'un site internet dédié à l'écriture de scénarios de cinéma. Why not. Handicape central, guillaume est un beau réveur. Bref, il ne fait rien (il me rappelle édouard aux milles idées). En faite, je crois qu'il fait partie d'une certaine jeune génération bercée par "l'idéal perfectionniste".
En clair sous couvert de la perfection, il botte en touche et vit au pays d'Alice...et des merveilles. Un grand classique. Enfin nous le savons, la peur d'agir, de produire, d'essayer nous renvoit quelques fois à ce type d'archétype. On cherche des milliards d'excuses. Des pretextes. Des remises à demain. Des hypothétiques projections. Idem en séduction vous me direz. Moralité on ne fait rien.
Rien pour bouger. Rien tenter. Guillaume en résumé attend je ne sais quelle providence de Jésus Christ ou pélerinage à Lourdes et je ne sais quelle constitution d'une improbable équipe pour avancer et poser la première pierre. Sans vouloir jouer les donneurs de leçon et partant de mon expérience personnelle, je lui ai dit que la vérité était dans l'action. Que le premier moteur était nous même et non les autres. Nous même pour impulser une création, une tentative, allumer la mèche.. Montrer l'exemple.
Qu'importe si au début son blog n'allait pas s'apparenter à une création parfaite et divine, l'important étant d'essayer seul avec ses moyens et de laisser agir. Laisser agir car personne ne connait la suite. Des gens peuvent s'y intéresser, venir lui apporter une aide (parfois inattendue), s'identifier à l'esprit et rejoindre le mouvement. Sérieusement, c'est beau d'avoir des idées. D'imaginer mais que valent- elle sans une mise en application ?
Je parle en connaissance de cause, on ne sait jamais ce qu'une création peut engendrer. En revanche on sait parfaitement ce que l'inaction provoque : la frustration, la solitude, l'incompréhension, le silence, le regret, cet espèce de sentiment de passer à coté de soi.
Vous voulez mon sentiment ? N'attendons pas une hypothétique providence ou je ne sais quelle aide révélation mystique, notre devoir, c'est d'essayer. De montrer l'exemple. D'ouvrir la voie. Le proverbe dit :"La chance sourit aux audacieux". Alors de grâce, même modestement , soyez indulgent avec vous-même et montrez-vous audacieux et essayer. De grâce essayer. Vous n'avez rien à perdre. Vraiment tout à gagner.
Votre serviteur
Rémy
